Bonsoir à tous et bonne année à vous,
J'espère que vous allez bien. Je sais que je ne participe pour ainsi dire plus au forum et que mes visites sont devenues très espacées. J'ai néanmoins fini par tomber sur cet article et en tant qu'étudiant en master de neurosciences, cela a particulièrement retenu mon attention.
L'AVC est une pathologie très peu connue en France alors qu'elle représente au mieux la 3è cause de mortalité et la 1re cause de handicap de l'adulte. En parler, ici comme ailleurs, est très important et je souhaiterais ajouter ces quelques mots.
Il existe également un type d'AVC particulier, dit AIT (Accident Ischémique Transitoire) ou mini-AVC. Il se caractérise par l'apparition d'un des symptômes décrit ci-dessus qui dure moins d'une journée, typiquement que 10 min.
La situation trop fréquemment rencontrée est celle d'une personne qui ne peut plus se servir d'un de ses bras (réellement, je ne parle pas des fourmillements de quand on a dormi de travers), qui attend pour voir ce que ça donnera. Lorsque ça passe au bout de 10 min, elle décide de ne rien faire, vu que c'est passé. C'est une grave erreur, l'accident ischémique transitoire est un AVERTISSEMENT, je dirais même une chance si le contexte n'était pas morbide. C'est la possibilité de se faire diagnostiquer, de réduire les facteurs de risque et de retarder d'autant la survenue d'un AVC, quant à lui pas du tout transitoire.
Autre point, lorsque vous êtes témoins d'un symptôme tel que décrit par Georges ci-dessus, appelez le centre d'appel du SAMU (ou centre 15), l'AVC est une urgence médicale. Lorsque vous appelez :
- restez calme dans la mesure du possible, vous n'en parlerez que plus clairement. Dites bonjour, mine de rien ça peut permettre de se mettre en situation de discussion, sans s'embarquer dans des politesses à rallonge, inappropriées vu l'urgence ;
- donnez votre nom, les centres 15 ont été et sont victimes de trop de canulars, entendre votre nom peut mettre plus en confiance votre interlocuteur ;
- décrivez la personne souffrante en terme de sexe, d'âge (si vous le connaissez pas, estimez : "environ 70 ans", "la quarantaine", "assez âgé", ...) et de symptômes. Exemple : "Je suis avec une femme de 65 ans qui a la moitié du visage flasque et qui n'arrive plus à articuler des phrases". Pas besoin de termes médicaux, dites ce que vous voyez, votre interlocuteur saura vous poser les bonnes questions ;
- ne raccrochez surtout pas avant que la personne au bout du fil ne vous le dise ;
- si la personne souffrante présente un signe neurologique aussi flagrant que ceux décrits par Georges et que d'aventure le centre 15 n'envoie pas d'ambulance ou ne vous dise d'aller à l'hôpital, insistez.
Quoiqu'il en soit, ne perdez pas de temps avant d'appeler, faites-le immédiatement. "Time is brain" disent les anglo-saxons, c'est-à -dire "le temps, c'est du cerveau". En effet, lors d'un AVC, en une seconde plus de 30 000 neurones meurent et on perd plus de 200 millions de synapses (connexions entre les neurones).
Une fois de plus (mais pas de trop),
rappelons que la seule procédure à suivre en cas de malaise constaté reste l'appel aux services d'urgence : le 15 (à partir d'un poste fixe ou d'un portable muni d'une carte SIM), ou le 112 (numéro européen unique, fonctionnant également sur les portables bloqués/sans carte SIM).Merci à Georges de m'avoir permis d'intervenir sur ce sujet.
Cordialement.